LeS LéGeNdEs BrEtOnNeS

LeS LéGeNdEs BrEtOnNeS
---------------------------- LeS LéGeNdEs BrEtOnNeS ----------------------------

BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU LeS NVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU LeS NVENU BIENVENU BIENVENU LeS NVENU
LéGeNdEs BIENVENU BIENVENU BIENVENU BrEtOnNeS BIENVENU
BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU LéGeNdEs BIENVENU BIENVENU BIENVENU LéGeNdEs
BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BrEtOnNeS BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BrEtOnNeS BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU BIENVENU


----------------------------------------------------- LeS LéGeNdEs BrEtOnNeS ----------------------------

# Posté le samedi 09 juillet 2005 08:05

Modifié le samedi 09 juillet 2005 09:01

SoMmAiRe

SoMmAiRe
Tu recherche une legende???

Voici un moyen rapide et efficace pour y acceder plus rapidement,

Il te suffit de cliquer sur un de ce titres pour y arriver...

________Un Simple click...




Introduction (article suivant)



++++++++++++++++++++++++++++ LEGENDES ++++++++++++++++++++++++++

Huit signes pour la meme mort (ci-dessous)

Le trésor du mort


L'Histoire du Frogeron

Il n'est pas bon de stimuler la mort

Le Bateau-sorcier

La veillee de Lon

Le foin gate

Les Charniers

La Bague du capitaine

Le Curé de Pluguffan

L'Ofern Drantel (La messe de trentaine)

Les cinq trepasses de la baie

Les Naufragés de Gueltraz (Ile Saint-Gildas)

La Ville d'Ys

Les Jardins de Ker-Is

Les Marchands de Ker-Is

Le Pen-Baz du mort

Le Lièvre de Coatnizan

Loc-Ronan

La mère de Rozik

La Maoues-Noz

Les surnoms du Diable/ Le Paradis

Bitekle

Jean L'or

+++++++++++++++++++++++++++AUTRE...++++++++++++++++++++++++

Huit signes pour la meme mort (ci-dessous)

Le trésor du mort : L'heure de sa mort

L'Histoire du Frogeron : Le squelette à la faux

Le Bateau sorcier : appeller la mort sur quelqu'un

La veillee mortuaire

Les préparatifs

Le Linceuil

La séparation

Le Cortège

Sauvée ou perdu

L'Agrippa

La mer pour linceul

Le Proella

De Douarnenez à Port-Blanc

Les Croix des Morts

Le Repentir

Les Fêtes Solennelles

Le Tantad

Les Principaux Pélerinages

ST.Servais

Jacquette Craz

Le retour du mort

Conjuration des Maléfices

La Ronde des Fées

La Fontaine de Barenton

La Fée Du Val sans retour

La Dame Blanche du chateau

Merlin L'Enchanteur

Poème d'un marin Breton

# Posté le samedi 09 juillet 2005 08:17

Modifié le mardi 12 juillet 2005 10:57

Introduction...

Introduction...
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


____________________ _____ Un lieu une légende,

_____________________________________________ Une légende un lieu...


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++



_______________Ainsi pourrions-nous définir la Bretagne...


_____ Entre monts en vaux, entre armor et argoat, la Bretagne regorge de légendes vous expliquant la naissance de tel lieu ou de tel procédé...

_____ Sans doute quelque peu superstitieux et avide d'une certaine rationnalité, toute aussi merveilleuse qu'elle puisse être, les bretons ont de toujours tenté d'expliquer le "pourquoi des choses", le "pourquoi du comment".

_____ Entre fééries et malédictions, les légendes ont pris une place somme toute importante dans le quotidien du peuple breton a un tel point que celles-ci ont depuis bien longtemps franchi les frontières du pays.

_____ Dans ce blog, tu pourras connaitre de nombreuses légendes que tous les Bretons connaissent et racontent. Vos commentaires me permettront d'améliorer ce blog alors lachez-vous !! J'essaye de faire de mon mieu pour répondre à vos attentes. Si néanmoins, votre recherche reste sans réponse, laissez moi un commentaire pour que je puisse y repondre.




_________________________________________________________________ Merci et bonne visite ...

# Posté le samedi 09 juillet 2005 08:34

Modifié le samedi 09 juillet 2005 09:00

HUIT INTERSIGNES POUR LA MEME MORT

HUIT INTERSIGNES POUR LA MEME MORT
______ Toutes les fois ou il est mort quelqu'un des miens,j'en ai été averti par un intersigne.Mais les intersignes qui m'ont le plus frappée, ce sont ceux qui précédèrent la mort de mon mari.J'en eus de toutes sortes durant les sept mois que dura sa maladie.

______ Un soir que j'avais veillé un peu plus tard, je m'étais endormi de lassitude, sur le banc, auprès du lit.Je fus réveillé par un bruit semblable a une fenêtre qui s'ouvre.Il venait de me passer sur la figure un souffle humide et frais, comme s'il sortait d'une cave. Je me levai précipitamment.A ma grande surprise, la fenêtre était hermétiquement close. J'allai à la porte et je l'ouvris. Il faisait une nuit claire, pleine d'étoiles. Mon lin était toujours sur la haie et les arbres du courtil se tenaient immobiles. Pas une ombre de vent. Je ne m'inquiétais pas trop de ce premier fait, si mystérieux qu'il me parut. A quelques jours de là, à la tombée du jour, je filais, sur le pas de la porte, en compagnie d'une voisine. Tout à coup, j'entendis appeler mon mari qui étais couché à l'autre bout de la maison, dans un lit près de l'âtre.
______ -Que te faut-il ? lui demandais-je.
Il ne me répondit point, et je vis qu'il dormait profondément, la tête tournée du coté de la muraille.
Je revins vers la voisine :
______ -Est ce que vous n'avez pas entendu Lucas m'appeler tout de suite ?
______ -Si bien.
______ -Comment expliquer cela ? il dort maintenant d'un sommeil de blaireau...

______ Un mois ou deux s'écoulèrent. Mon homme n'allait ni mieux ni pis. Cette nuit là, je commençais à prendre mon repos, quand j'entendis dans le grenier quelqu'un qui marchait avec précautions. Puis ce furent comme des chuchotements entre plusieurs personnes. Puis un fracas de planches qu'on remue. Enfin des coups répétés d'un marteau enfonçant des pointes.
Tout cela était bien extraordinaire car il n'y avait dans ce grenier que quelques balles d'avoine, des menus fagots, mais pas une seule planche.
Je criai à haute voix :
______ -Qui est ce donc qui fais tant de bruit la-haut, pour empêcher des chrétiens de dormir ?
Je fis ensuite le signe de la croix et j'attendis...Mais dès que j'eus parlé, le bruit cessa.

______ Le lendemain, j'allai à la rivière laver les draps en empruntant un étroit sentier bordé d'aulnes quand j'entendis un pas derrière moi, et aussi une respiration haletante. Je reconnu distinctement le pas de mon mari, le pas qu'il avait du temps qu'il était bien portant, quand il rentrait de sa journée dans une des fermes d'alentour.
Je me retournai: Personne!

______ Je passai ma journée au lavoir. Au retour, je n'entendis plus rien, mais le faix de linge que je portais se mit à peser sur mes épaules d'un tel poids qu'on aurait juré que la toile s'était changée en plomb. J'ai compris ce que cela signifiait. Parmi ces draps, se trouvait celui qui devait servir trois jours après à ensevelir mon pauvre homme. Car trois jours durant, les signes se succédèrent de façon presque ininterrompue.
Une nuit c'était la porte qui battait avec violence, une rumeur de foule pénétrant dans la maison, des pas nombreux montant l'escalier et le redescendant. La nuit suivante, c'étaient des sonneries lointaine de cloches, une lumière brûlant d'une flamme pale au chevet du lit puis des chants de prêtre qui s'en venaient par les champs de la direction du bourg.

______ Mais ce fut la dernière nuit qui fut la plus terrible. Mon mari, ne paressant pas plus mal, m'avait défendu de veiller. Quand j'eus constaté qu'il reposait, j'essayait de m'assoupir à mon tour. Mais à ce moment là, les cahots d'une charrette se firent entendre. C'était d'autant plus surprenant qu'aucune voie charretière ne venait jusqu'a la maison.Le cri de l'essieu mal graissé se faisait de plus en plus distinct. Je l'entendis bientôt tout contre le pignon. Je me levai sur les genoux. Dans le mur auquel s'appuyait le bois du lit, il y avait une lucarne. Je regardai par cette lucarne mais je ne vis rien que l'aire toute blanche au clair de lune et les formes noires des arbres dans les fossés des champs. L'essieu continuait pourtant de grincer et la charrette de cahoter. Elle fit le tour de la maison une fois puis une deuxième puis une troisième. Au troisième tour, un coup formidable s'abattit sur la porte. Mon mari se réveilla en sursaut :
______ -Qui a t-il ?
Je ne sais pas.
Mais je grelottais d'épouvante. Il faut croire qu'on ne meurt pas de frayeur, puisque j'ai survécu à cette nuit là.

______ Mon homme trépassa le lendemain, qui était un samedi, sur le coup de dix heures.

# Posté le samedi 09 juillet 2005 08:47

Huit intersignes pour la même mort : La mort annoncée

Huit intersignes pour la même mort : La mort annoncée

________+
________+_________ _____ _____ _ _____ LA MORT ANNONCEE
_____++++++
________+
________+
________+


_____ Les intersignes* annoncent la mort.Mais la personne à qui se manifeste l'intersigne est rarement celle que la mort menace.Si l'intersigne est aperçu le matin, c'est que l'évènement annoncé doit se produire à bref délai.( huit jours au plus ).Si c'est le soir, l'échéance est plus lointaine; elle peut-être d'une année, peut-être davantage. Personne ne meurt sans que quelqu'un de son entourage n'est été prévenu par un intersigne.


_____ *Le mot intersigne se rend en breton de diverses manières suivant les régions. Les désignations les plus fréquentes sont celles de séblanchou, semblants; de sinaliou, signes d'avertissements ; detraou spont, choses d'épouvantes

# Posté le samedi 09 juillet 2005 09:05